Mardi 25 juillet 2017

Passage de Grade

- Pour le SHO DAN (1e DAN) :Pour l'essentiel, à ce niveau de grade, le candidat doit être capable de réaliser un MEN UCHI qui respecte la forme fondamentale (Ki ken tai no itchi). Le Jury s'attache aussi au respect de l'étiquette, à une bonne attitude générale (verticalité du corps). Concernant la partie "Kata", le Jury s'attache à la correction des enchaînements et à la justesse des frappes. Sauf méconnaissance totale et absolue d'un Kata, ou mauvaise volonté évidente exprimée, cet exercice est rarement éliminatoire à ce niveau.

Dans le Kiri-gaeshi, il s'agit de réaliser une prestation particulièrement orthodoxe. Le candidat réalise le Kiri-gaeshi en grande amplitude. Les frappes sont franches et énergiques (sans être brûtales), le kiai est fort. Après le premier Shomen, prendre sa respiration et effectuer les neufs Sayumen sur une seule expiration. Le Kiai ponctue chaque frappe jusqu'au Zanshin après le dernier Shomen. La main gauche s'arme très au dessus du Men et évoluer sur l'axe médian jusqu'à hauteur du sternum. Les mouvements sont souples et amples, les épaules bien relâchées.

Tous les déplacements sont naturellement effectués en okuri-ashi, le pied gauche ne devant à aucun moment dépasser la hauteur du pied droit. En ji-geiko, le candidat réalise des frappes correctes en grande amplitude avec Kiai fort et une grande détermination. Ne pas marquer de point ou être systématiquement contré par son partenaire (Men Uchi, Debana kote, Nuki-Do) est sans importance et ne doit pas amener le candidat à détériorer sa posture. Pencher le buste ou la tête (sur le côté, en avant ou en arrière), lever les mains pour se défendre, prendre exagérément la position " Tsuba-Zeriai " sont des causes régulières d'echec.

Le ji-geiko doit être sincère, attention ce n'est pas " Kakari-Keiko ", encore moins "uchi komi geiko" (à toi ... à moi ...)! - Pour le NI DAN (2e DAN) :Idem que le Shodan, plus un Kendo PLUS RICHE (utilisation des enchaînements NIDAN UCHI, KOTE-MEN, KOTE-DO etc.) Le jury est plus attentif à la qualité des frappes, au contrôle du shinai TE NO UCHI (le travail des poignets), à la vitesse d'exécution, et toujours au respect de la distance. Le candidat doit connaître les 7 Kata au Tachi. Le Jury s'attache à la correction des enchaînements et à la justesse des frappes.

Comme pour le shodan, cet exercice est rarement éliminatoire à ce niveau.- Pour le SAN DAN (3e DAN) :A ce stade, tous les Kata (Tachi et Kodachi) doivent être connus et maîtrisés. Le Geiko est plus élaboré. Le point doit être construit. A ce niveau, le candidat est capable d'analyser le Kendo de son adversaire. Toutes les actions doivent être engagées avec sincérité et détermination après une menace franche et précise. Le jury doit ressentir la construction du point.

Techniquement, en plus des attaques fondamentales, il peut y avoir des enchaînements (Nidan Uchi, Nuki Waza : par exemple MEN NUKI DO, Kaeshi Waza, par exemple MEN KAESHI DO) mais en restant toujours dans la notion de construction et d'opportunité. Le KI-KEN-TAI doit être puissant et l'ATTITUDE (physique, vestimentaire, mentale) irréprochable.- Pour le YON DAN (4e DAN) :Tous les Kata doivent être connus et maîtrisés, réalisés sans hésitation et avec réalisme (Riai : la raison des différentes actions et phases des kata) et surtout avec beaucoup de détermination.

En clair, vu de l'extérieur par un néophite, on doit croire qu'il s'agit d'un réel combat ! Le ji-geiko correspond à un travail plus construit encore que pour le San-dan. A partir d'attitudes et de comportements bien intégrés, le pratiquant montre un SEME qui provient du KEN SEN. Le candidat au Yon Dan exprime une certaine force même à travers des phases d'observation et de menace en garde, mais il doit aussi faire preuve de vitesse d'exécution.

C'est la grande difficulté de ce grade, car il exige à la fois maîtrise de soi, maîtrise de la situation par la menace, et faculté de s'adapter aux différentes actions de l'adversaire. Techniquement, c'est un niveau où toutes les techniques du Kendo sont bien maîtrisées (Shikake waza et Ooji waza). Maîtrise non seulement dans la variété des frappes mais également dans la précision et la puissances de ces dernières. Plus que jamais, quelle que soit la situation, le candidat doit faire preuve d'une grande dignité (Kigurai). Naturellement à ce niveau, tout manquement à l'étiquette est sévèrement sanctionné.-

Pour le GO DAN (5e DAN) :Il faut réaliser le DATOTSU à partir du KI SEME ; le pratiquant exprime, jusqu'au ZANSHIN, un DATOTSU "raisonné" (qui n'est pas dû à la seule chance). Les différentes composantes de la force dont doit faire preuve le pratiquant sont harmonisées (force synthétique).Conditions requises pour les présentations aux examens de grade 1er au 6è dan

NIVEAU    CONNAISSANCE DES KATA    ANCIENNETE MINIMUMDANS LE GRADE    ANCIENNETE TOTALE MOYENNE
Shodan            Tachi: 1 à 5                                 1 an                                            3 ans (c'est le minimum)
Nidan               Tachi: 1 à 7                                 1 an                                            4 ans
Sandan             Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          2 ans                                           7 ans
Yodan              Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          3 ans                                          10 ans
Godan              Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          4 ans                                          15 ans
Rokudan           Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          5 ans                                          22 ans de pratique... assidue ...

 

Source : Comité National de Kendo