Mardi 25 juillet 2017

Le Kendo?

Qu'est ce que le Kendo ?


Le Kendo ou voie du sabre  est un art martial Japonais.C’est une escrime à deux mains qui se pratique avec une armure de protection et un sabre en bambou appelé « shinaï ».C’est une transposition symbolique et spirituelle des combats de Samourai.Les phases de combat libres ou arbitrées nommées  « Gi Geiko » permettent d’affronter un adversaire auquel on fait face et de le toucher fortement aux points d’impact définis initialement, à savoir : la Tête « Men », le Poignet « Kote », le Plastron « Do » et la Gorge « Tsuki ».Sans jamais être agressif, ni violent, le pratiquant peut s’exprimer sans retenue et avec courage grâce à l’armure de protection qui le met à l’abri de toute blessure ou traumatisme. A la fois ludique et emprunt d’une tradition historique, le Kendo  permet aux pratiquants d’apprendre et de progresser, tant au niveau de leur attitude corporelle que de la confiance personnelle.Le Kendo est ouvert aux enfants dès 8/9 ans et peut être pratiqué jusqu’à très tard dans la vie.

Histoire du Kendo

Il est difficile de déterminer quand et comment le Kendo a été créé. Il a été développé sur une longue période et par plusieurs groupes différents. Ce qui est certain, c'est qu'il est le fruit de l'expérience acquise dans l'utilisation du sabre au cours des incessantes et interminables guerres qui jalonnent l'histoire du Japon.

Au début de l'ère Yayoi (300 av.J.-C. - 300 apr.J.-C.), vraisemblablement au IIe siècle av.J.-C., le travail du fer atteint l'île de Kyushu depuis la Chine, via la Corée, et avec lui les premiers sabres. A cette époque, où des armes plus rudimentaires telles que l'arc et la fronde sont utilisées pour la chasse et les guerres tribales, le sabre est alors un objet rituel et coloré qui symbolise, plus que n'importe quelle autre arme, l'autorité de son possesseur. Graduellement, avec le temps, l'utilisation du sabre se généralise au combat.A partir du VIIe-VIIIe siècle apr.J.-C., les forgerons japonais maîtrisent les techniques complexes spécifiques à la fabrication du sabre japonais, qui n'existe pas encore sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Le sabre est alors droit et à deux tranchants. Intimement lié à l'art de la guerre, le sabre a évolué avec le temps pour mieux s'adapter à son utilisation, c'est à dire la coupe, et devient progressivement courbé et à un seul tranchant (la forme du sabre japonais actuel).

C'est au début du IXe siècle, pendant l'ère Heian (794 - 1185) que "l'art du sabre", appelé "ken jutsu", est importé de Chine. Bien qu'ayant déjà un empereur, le Japon n'est pas unifié et le sabre est alors très largement utilisé dans les combats sanguinaires et incessants que se livrent les seigneurs et guerriers japonais. C'est à cette époque que des temples influents tels que celui d'Enryaku-ji, fléau de la capitale, entrent dans des conflits armés avec d'autres temples et le gouvernement en créant des armées de moines-guerriers (sohei). C'est également pendant cette période qu'apparaissent les samouraïs (bushi) lorsque la cour impériale délègue la surveillance et la défense de ses possessions éloignées à des connétables et à des fermiers-combattants locaux. Affiliés aux daimyo (seigneurs d'ascendance noble), les samouraïs constituèrent leurs propres clans héréditaires qui devinrent plus puissants que l'empereur lui-même. De leurs rangs émergèrent les shogunats (dictatures militaires). Les différents groupes s'entre-détruisent ainsi mutuellement et, après 1100, la cour ne parvient plus à contrôler ces luttes internes qui perdureront jusqu'au XVIIe siècle. Ce climat belliqueux favorise l'apparition d'innombrables écoles de sabre (Ryu) où se perfectionnent les combattants et les techniques.

 

En 1600, au début de l'ère Edo/Tokugawa (1600 - 1868), Tokugawa Ieyasu gagne la bataille de Seigahara et assure son hégémonie sur tout le Japon. Il est nommé Shogun par l'empereur en 1603 et met un terme aux guerres de clans en interdisant aux samouraïs de posséder des terres et en les assignant à résidence dans certains quartiers de villes fortifiées. Après 1635, les daimyo et leur suite de samouraïs sont contraints de résider un an sur deux dans la ville d'Edo (l'actuelle Tokyo), nouveau siège du shogunat. Cette période de paix, qui durera jusqu'au XIXe siècle, entraîne les samouraïs réduis à l'inactivité vers une intériorisation de leur art avec "la recherche de la voie" (Do) en association avec le shintoïsme.Le 3 mai 1868, le pouvoir impérial est restauré avec l'empereur Meiji (1852-1912), qui interdit le port du sabre. Le Japon s'occidentalise. La pratique du sabre décline pendant environ une décennie, puis, au nom des vertus qui étaient attachées à la pratique du sabre, la tradition fut renouée avec l'élaboration du kendo, conçu à partir des techniques les plus épurées des anciennes pratiques martiales du Kenjutsu. Les adeptes du sabre s'affrontent désormais sans armure et affinent leurs techniques en utilisant le bokken (sabre en bois) et le shinai (sabre constitué de quatre lames de bambous) à l'entraînement. Afin d'éviter tout accident, les protections dérivées des armures de samouraï seront à nouveau utilisées un peu plus tard, ce qui amènera à ce que les kendokas modernes portent encore, le bogu.

Le kendo a pris sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle. La première académie de Kendo fut fondée à Tokyo en 1909 et dans les années soixante, cette discipline a connu un essor très rapide en Angleterre, puis dans toute l'Europe. Les premiers championnats du monde eurent lieu en 1970.Cet discipline est aujourd'hui placée sous l'autorité de l'International Kendo Federation et est maintenant largement diffusée à travers le monde. On compte plusieurs millions de licenciés au Japon , ainsi que de nombreux licenciés aux Etats-Unis, en Europe, au Brésil, en Argentine, à Taiwan, en Corée, aux Philippines et en Australie. La France quant à elle compte quelques milliers de licenciés. Malgré cette internationalisation, la suprématie du Japon, contrairement au Judo, reste incontestable.

L'Equipement

Le Kendo est l'escrime Japonaise. Le mot Kendo est formé du caractère Ken qui signifie sabre ou épée et du caractère Michi qui signifie route, chemin, voie. C'est la raison pour laquelle il est souvent traduit par la « Voie du Sabre ».Pour la pratique du Kendo, le sabre est remplacé par le Shinai composé de quatre lames de bambou (on utilise aussi parfois des matériaux synthétiques) reliées entre elles par des pièces de cuir. Cette arme est suffisamment souple pour ne pas causer de blessures aux pratiquants.Sa longue poignée, Tsuka, permet le maniement de l'arme avec les deux mains. On utilise aussi le sabre de bois, le Bokken, en particulier pour l'éxécution des katas.La tenue des kendokas est composée d'une veste, le Keikogi, ainsi qu'un large pantalon le Hakama.

Le Hakama est composé de sept plis, cinq à l'avant et deux à l'arrière, représentant les vertus du kendoka : la " voie des cinq principes coutumiers", à savoir      - la loyauté (suzerain - vassal)       - la piété filiale (parents - enfants)      - l'harmonie (mari - femme)      - l'affection (amour - indulgence)      - la confiance (amitié)ou bien encore :       - la compassion      - la fidélité      - la courtoisie      - l'entendement      - la confiance accordé (foi)le pli arrière représentant :       - la voie de la sincérité       (absence de duplucité).Ce qui signifie qu'en ceignant notre hakama, nous devrions inscrire ces valeurs dans notre cœur.   

Bogu (Armure)
L'ACBB fournit les Bogus aux pratiquants débutants, permettant une pratique facile du kendo.

Un Masque : le Men

Un Plastron : le Do


Les Gants : les Kote

 


Une Protection pour Hanches et Cuisses : le Tare

 


A venir: Quelques informations sur l'Equipement au Kendo :» Détails de la Tenue.» Détails, Noeuds du Shinaï. » Mettre, Plier un Hakama. » Pliage du Kendogi.

Les différentes Coupes

Au Kendo, il existe cinq gardes :Chudan No Kamae (garde au centre)La première garde enseignée dans les Dojos, elle est actuellement la plus utilisée même en compétition.Joudan No Kamae (garde haute)La garde la plus utilisée après Chudan No Kamae.

 

Il existe deux versions de cette garde : Hidari Jodan (garde haute à gauche) et Migi Jodan (garde haute à droite).Gedan No Kamae (garde basse)Cette garde est fort peu utiliséees à cause des règles d'utilisation du Shinai (couper de haut en bas) qui limitent l'intérêt de cette garde. Hasso No Kamae (garde haute à la bouche)Cette garde est très voisine de la garde Jodan. Elle est uniquement utilisée pour la réalistaion des Kata. Waki Gamae (garde arrière)Cette garde permet de cacher le Sabre derrière soi pour empêcher l'adversaire d'apprécier sa distance de sécurité.Le Kendo est composé de Trois Coupes principales : MEN    KOTE    DO



Il y a différentes façon de réaliser une coupes. Parfois il peut s'agir d'un contre, comme le NUKI.

Passage de Grade

- Pour le SHO DAN (1e DAN) :Pour l'essentiel, à ce niveau de grade, le candidat doit être capable de réaliser un MEN UCHI qui respecte la forme fondamentale (Ki ken tai no itchi). Le Jury s'attache aussi au respect de l'étiquette, à une bonne attitude générale (verticalité du corps). Concernant la partie "Kata", le Jury s'attache à la correction des enchaînements et à la justesse des frappes. Sauf méconnaissance totale et absolue d'un Kata, ou mauvaise volonté évidente exprimée, cet exercice est rarement éliminatoire à ce niveau.

Dans le Kiri-gaeshi, il s'agit de réaliser une prestation particulièrement orthodoxe. Le candidat réalise le Kiri-gaeshi en grande amplitude. Les frappes sont franches et énergiques (sans être brûtales), le kiai est fort. Après le premier Shomen, prendre sa respiration et effectuer les neufs Sayumen sur une seule expiration. Le Kiai ponctue chaque frappe jusqu'au Zanshin après le dernier Shomen. La main gauche s'arme très au dessus du Men et évoluer sur l'axe médian jusqu'à hauteur du sternum. Les mouvements sont souples et amples, les épaules bien relâchées.

Tous les déplacements sont naturellement effectués en okuri-ashi, le pied gauche ne devant à aucun moment dépasser la hauteur du pied droit. En ji-geiko, le candidat réalise des frappes correctes en grande amplitude avec Kiai fort et une grande détermination. Ne pas marquer de point ou être systématiquement contré par son partenaire (Men Uchi, Debana kote, Nuki-Do) est sans importance et ne doit pas amener le candidat à détériorer sa posture. Pencher le buste ou la tête (sur le côté, en avant ou en arrière), lever les mains pour se défendre, prendre exagérément la position " Tsuba-Zeriai " sont des causes régulières d'echec.

Le ji-geiko doit être sincère, attention ce n'est pas " Kakari-Keiko ", encore moins "uchi komi geiko" (à toi ... à moi ...)! - Pour le NI DAN (2e DAN) :Idem que le Shodan, plus un Kendo PLUS RICHE (utilisation des enchaînements NIDAN UCHI, KOTE-MEN, KOTE-DO etc.) Le jury est plus attentif à la qualité des frappes, au contrôle du shinai TE NO UCHI (le travail des poignets), à la vitesse d'exécution, et toujours au respect de la distance. Le candidat doit connaître les 7 Kata au Tachi. Le Jury s'attache à la correction des enchaînements et à la justesse des frappes.

Comme pour le shodan, cet exercice est rarement éliminatoire à ce niveau.- Pour le SAN DAN (3e DAN) :A ce stade, tous les Kata (Tachi et Kodachi) doivent être connus et maîtrisés. Le Geiko est plus élaboré. Le point doit être construit. A ce niveau, le candidat est capable d'analyser le Kendo de son adversaire. Toutes les actions doivent être engagées avec sincérité et détermination après une menace franche et précise. Le jury doit ressentir la construction du point.

Techniquement, en plus des attaques fondamentales, il peut y avoir des enchaînements (Nidan Uchi, Nuki Waza : par exemple MEN NUKI DO, Kaeshi Waza, par exemple MEN KAESHI DO) mais en restant toujours dans la notion de construction et d'opportunité. Le KI-KEN-TAI doit être puissant et l'ATTITUDE (physique, vestimentaire, mentale) irréprochable.- Pour le YON DAN (4e DAN) :Tous les Kata doivent être connus et maîtrisés, réalisés sans hésitation et avec réalisme (Riai : la raison des différentes actions et phases des kata) et surtout avec beaucoup de détermination.

En clair, vu de l'extérieur par un néophite, on doit croire qu'il s'agit d'un réel combat ! Le ji-geiko correspond à un travail plus construit encore que pour le San-dan. A partir d'attitudes et de comportements bien intégrés, le pratiquant montre un SEME qui provient du KEN SEN. Le candidat au Yon Dan exprime une certaine force même à travers des phases d'observation et de menace en garde, mais il doit aussi faire preuve de vitesse d'exécution.

C'est la grande difficulté de ce grade, car il exige à la fois maîtrise de soi, maîtrise de la situation par la menace, et faculté de s'adapter aux différentes actions de l'adversaire. Techniquement, c'est un niveau où toutes les techniques du Kendo sont bien maîtrisées (Shikake waza et Ooji waza). Maîtrise non seulement dans la variété des frappes mais également dans la précision et la puissances de ces dernières. Plus que jamais, quelle que soit la situation, le candidat doit faire preuve d'une grande dignité (Kigurai). Naturellement à ce niveau, tout manquement à l'étiquette est sévèrement sanctionné.-

Pour le GO DAN (5e DAN) :Il faut réaliser le DATOTSU à partir du KI SEME ; le pratiquant exprime, jusqu'au ZANSHIN, un DATOTSU "raisonné" (qui n'est pas dû à la seule chance). Les différentes composantes de la force dont doit faire preuve le pratiquant sont harmonisées (force synthétique).Conditions requises pour les présentations aux examens de grade 1er au 6è dan

NIVEAU    CONNAISSANCE DES KATA    ANCIENNETE MINIMUMDANS LE GRADE    ANCIENNETE TOTALE MOYENNE
Shodan            Tachi: 1 à 5                                 1 an                                            3 ans (c'est le minimum)
Nidan               Tachi: 1 à 7                                 1 an                                            4 ans
Sandan             Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          2 ans                                           7 ans
Yodan              Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          3 ans                                          10 ans
Godan              Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          4 ans                                          15 ans
Rokudan           Tachi: 1 à 7+ Kodachi: 1 à 3          5 ans                                          22 ans de pratique... assidue ...

 

Source : Comité National de Kendo

Tachi - les katas

Kendo no kata

Tachi : Ipponme1er Kata

Tachi : Nihonme 2ème Kata

Tachi : Sanbonme 3ème Kata

Tachi : Yohonme 4ème Kata

Tachi : Gohonme 5ème Kata

Tachi : Ropponme 6ème Kata

Tachi : Nanahonme 7ème Kata

Kodachi : Ipponme 8ème Kata

Kodachi : Nihonme 9 ème Kata

Kodachi : Sanbonme 10 ème Kata